Une ligne ou deux pour signaler (id est faire honteusement de la pub) un autre blog (non, je n'oublie pas celui-là), sur deux-trois trucs que j'ai aperçus cet été en visitant les trains de l'est du continent européen.
Si l'envie vous en dit, rendez-vous ici.
Jours fériés (2) : ce que vous avez toujours rêvé d'ignorer.
Motivés pour lire un ramassis d'inutilités ?
...
Ah, les jours fériés.
Ces journées chômées attendues avec impatience, pour s'adjuger un repos bien mérité, s'offrir une excursion au sommet du coin ou simplement s'empiffrer de crêpes à la pâte à tartiner parfum noisettes avec ses petits-enfants...
Ces journées chômées attendues avec impatience qui trop souvent (en France, entre une et quatre fois par an, un peu plus de deux en moyenne) tombent le week-end, étant ainsi inexorablement inutiles...
Ces journées chômées attendues avec impatience, bien trop rares au goût des invétérés flemmards qu'apparemment nous sommes...
En France, ils sont au nombre de 11 [non, pas les invétérés flemmards], il y en a davantage dans certains pays, à l'instar de l'Argentine qui en compte 18 en 2013, y compris deux jours de février dédiés au Carnaval, et moins dans d'autres, 7 au Mali par exemple. En Europe, ce nombre varie de 8, aux Pays-Bas, à 15, à Chypre.
En parcourant quelques pages sur ce site, il semblerait qu'il y ait exactement autant de jours fériés en France que de jours n'étant fériés dans aucune région de la planète en 2013. Assez curieusement [et à moins que mes yeux me jouent des tours], aucun ne se trouve entre le 10 mars et le 22 août, deux sont début mars, les autres entre le 23 août et le 14 décembre.
Région, car il existe une poignée de jours, environ cinq, qui ne sont fériés dans la totalité d'aucun état, seulement localement. Par exemple le 20 novembre, Dia de la Consciênca Negra dans certaines régions brésiliennes, et Buß- und Bettag, le jour de la Repentance, une fête protestante, en Allemagne, où il n'est plus férié qu'en Saxe, après avoir subi le sort que l'on réservait ici au lundi de Pentecôte.
Grosso modo, comme dans le cas de la France, les jours fériés se divisent en trois catégories - fêtes religieuses, célébration/souvenir d'événements militaires/politiques et fêtes "sociales" [dans mon besoin absolument vital de classifier, je range la largement répandue fête du Travail dans cette boîte. A ce propos, dans de nombreux pays, y compris au Royaume-Uni et en Espagne, lorsque le 1er mai est un dimanche, c'est le 2 mai qui est férié. En fait ce système de report de jours fériés est présent un peu partout.].
La première catégorie est très largement influencé par les religions majoritaires du pays considéré, ou du moins les religions "historiques", comme vu dans le cas de la France. Illustrations en vrac.
Le 8 décembre, jour de l'Immaculée Conception, est ainsi férié dans plusieurs pays d'Amérique Latine, de même que le Corpus Christi, soixante jours après Pâques. En République Tchèque sont célébrés les apôtres des Slaves, Cyrille (celui de l'alphabet) et Méthode (pas celui de Cauet). Au Liban, coïncident des jours fériés d'inspiration chrétienne - l'Assomption, Pâques, l'Epiphanie - et musulmane - l'Aïd al-Fitr, l'Aïd el-Adha, déjà évoquées, ou encore la célébration de l'Hégire ; la situation est assez analogue au Bénin et dans de nombreux pays africains. Au Brésil, le 12 octobre est chômé, en l'honneur de Notre-Dame d'Aparecida, Sainte Patronne du pays. En Inde, de très nombreuses fêtes religieuses sont célébrés régionalement, à l'instar du Makar Sankranti, une célébration hindoue de la récolte ayant également des ramifications astrologiques, le 14 janvier [également censé marquer l'arrivée du printemps, avec quelques mois d'avance sur l'Europe occidentale] mais aucune ne fait l'objet d'un jour férié national.
Dans le second tiroir se trouvent notamment des armistices - deux brèves remarques à ce sujet : le 8 mai est férié seulement en République Tchèque et en France [et encore... instauré sous la IVème République, supprimé par de Gaulle et rétabli par Mitterrand] alors qu'en Russie, une journée est fériée en l'honneur de la victoire, mais il s'agit du 9 mai, du fait du décalage horaire (qui n'est pourtant pas si conséquent que cela avec Moscou) - comme en Argentine où est commémorée la guerre des Malouines (ou des Falklands, selon votre bord), des célébrations d'indépendance - en Algérie, aux Etats-Unis, par exemple - de personnalités phares - l'anniversaire du Mahatma Gandhi, le 2 octobre, en Inde, ou le jour de Christophe Colomb, dans de nombreux états des Amériques - ou d'événements fondateurs : la Journée des Martyrs au Mali célèbre la chute du régime de Moussa Traoré qui maintint la pays sous une junte militaire jusqu'en 1991 ou la commémoration de la Bataille de Puebla au Mexique.
Très largement représentées sont les fêtes nationales - au Congo, elle tombe le jour de l'Assomption et en République Démocratique du Congo, elle est confondue avec la fête de l'Indépendance - telles Kenkoku Kinenbi, l'anniversaire de la fondation de l’État au Japon ou la Saint Patrick en Irlande.
La dernière case contient un peu tout et n'importe quoi, et les japonais font mieux que de la résistance passive dans cette catégorie : de Seijin no Hi, le jour d'accès à la majorité, à la célébration des équinoxes en passant par le jour de l'éducation physique, sans oublier le jour de la Mer, il y a là des sources d'inspirations pour les paresseux tout autour du globe.
Sont également fériés la Journée Internationale de la femme, le 8 mars, par exemple en Azerbaïdjan, où le 31 décembre est chômé en honneur à la diaspora azérie, le 9 mars au Liban pour la Journée des Professeurs, le 21 mars, journée des Droits de l'Homme en Afrique du Sud, le 8 février, jour de la culture en Slovénie, Prešernov dan, en l'honneur du poète romantique France Prešeren, ou le jour des Paysans, au cours duquel les agriculteurs reçoivent la bénédiction du trône, en Thaïlande - de nombreuses fêtes bouddhistes y sont célébrées et auraient pu être plus haut citées.
Grande est la tentation à ce point d'affirmer que d'observer la liste de ses jours fériés vous en apprendra davantage à propos d'un pays que bien des cours d'histoire, tels sont les indices politiques, culturels ou religieux qui s'y trouvent, quand ils ne vous livrent pas les noms des plus éminentes personnalités. Profitez-en avant qu'ils ne disparaissent tous pour des raisons économiques [les jours fériés, pas les livres] !
[Il va de soi que l'exhaustivité sur un tel sujet relève d'une ébahissante chimère (les jours fériés anglais sont assez intéressants). D'autant plus que contre toute sagesse, je me suis un peu dépêchée de boucler cet article. Je vous serais dont fort gré de bien vouloir m'excuser pour tout oubli de mots ou faute de frappe (que je ne peux que vous inciter à me signaler !).]
[Après relecture, les énumérations avec des exemples au milieu sont très proche de la totale illisibilité. Désolée.]
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Ah, les jours fériés.
Ces journées chômées attendues avec impatience, pour s'adjuger un repos bien mérité, s'offrir une excursion au sommet du coin ou simplement s'empiffrer de crêpes à la pâte à tartiner parfum noisettes avec ses petits-enfants...
Ces journées chômées attendues avec impatience qui trop souvent (en France, entre une et quatre fois par an, un peu plus de deux en moyenne) tombent le week-end, étant ainsi inexorablement inutiles...
Ces journées chômées attendues avec impatience, bien trop rares au goût des invétérés flemmards qu'apparemment nous sommes...
En France, ils sont au nombre de 11 [non, pas les invétérés flemmards], il y en a davantage dans certains pays, à l'instar de l'Argentine qui en compte 18 en 2013, y compris deux jours de février dédiés au Carnaval, et moins dans d'autres, 7 au Mali par exemple. En Europe, ce nombre varie de 8, aux Pays-Bas, à 15, à Chypre.
En parcourant quelques pages sur ce site, il semblerait qu'il y ait exactement autant de jours fériés en France que de jours n'étant fériés dans aucune région de la planète en 2013. Assez curieusement [et à moins que mes yeux me jouent des tours], aucun ne se trouve entre le 10 mars et le 22 août, deux sont début mars, les autres entre le 23 août et le 14 décembre.
Région, car il existe une poignée de jours, environ cinq, qui ne sont fériés dans la totalité d'aucun état, seulement localement. Par exemple le 20 novembre, Dia de la Consciênca Negra dans certaines régions brésiliennes, et Buß- und Bettag, le jour de la Repentance, une fête protestante, en Allemagne, où il n'est plus férié qu'en Saxe, après avoir subi le sort que l'on réservait ici au lundi de Pentecôte.
Grosso modo, comme dans le cas de la France, les jours fériés se divisent en trois catégories - fêtes religieuses, célébration/souvenir d'événements militaires/politiques et fêtes "sociales" [dans mon besoin absolument vital de classifier, je range la largement répandue fête du Travail dans cette boîte. A ce propos, dans de nombreux pays, y compris au Royaume-Uni et en Espagne, lorsque le 1er mai est un dimanche, c'est le 2 mai qui est férié. En fait ce système de report de jours fériés est présent un peu partout.].
La première catégorie est très largement influencé par les religions majoritaires du pays considéré, ou du moins les religions "historiques", comme vu dans le cas de la France. Illustrations en vrac.
Le 8 décembre, jour de l'Immaculée Conception, est ainsi férié dans plusieurs pays d'Amérique Latine, de même que le Corpus Christi, soixante jours après Pâques. En République Tchèque sont célébrés les apôtres des Slaves, Cyrille (celui de l'alphabet) et Méthode (pas celui de Cauet). Au Liban, coïncident des jours fériés d'inspiration chrétienne - l'Assomption, Pâques, l'Epiphanie - et musulmane - l'Aïd al-Fitr, l'Aïd el-Adha, déjà évoquées, ou encore la célébration de l'Hégire ; la situation est assez analogue au Bénin et dans de nombreux pays africains. Au Brésil, le 12 octobre est chômé, en l'honneur de Notre-Dame d'Aparecida, Sainte Patronne du pays. En Inde, de très nombreuses fêtes religieuses sont célébrés régionalement, à l'instar du Makar Sankranti, une célébration hindoue de la récolte ayant également des ramifications astrologiques, le 14 janvier [également censé marquer l'arrivée du printemps, avec quelques mois d'avance sur l'Europe occidentale] mais aucune ne fait l'objet d'un jour férié national.
Dans le second tiroir se trouvent notamment des armistices - deux brèves remarques à ce sujet : le 8 mai est férié seulement en République Tchèque et en France [et encore... instauré sous la IVème République, supprimé par de Gaulle et rétabli par Mitterrand] alors qu'en Russie, une journée est fériée en l'honneur de la victoire, mais il s'agit du 9 mai, du fait du décalage horaire (qui n'est pourtant pas si conséquent que cela avec Moscou) - comme en Argentine où est commémorée la guerre des Malouines (ou des Falklands, selon votre bord), des célébrations d'indépendance - en Algérie, aux Etats-Unis, par exemple - de personnalités phares - l'anniversaire du Mahatma Gandhi, le 2 octobre, en Inde, ou le jour de Christophe Colomb, dans de nombreux états des Amériques - ou d'événements fondateurs : la Journée des Martyrs au Mali célèbre la chute du régime de Moussa Traoré qui maintint la pays sous une junte militaire jusqu'en 1991 ou la commémoration de la Bataille de Puebla au Mexique.
Très largement représentées sont les fêtes nationales - au Congo, elle tombe le jour de l'Assomption et en République Démocratique du Congo, elle est confondue avec la fête de l'Indépendance - telles Kenkoku Kinenbi, l'anniversaire de la fondation de l’État au Japon ou la Saint Patrick en Irlande.
La dernière case contient un peu tout et n'importe quoi, et les japonais font mieux que de la résistance passive dans cette catégorie : de Seijin no Hi, le jour d'accès à la majorité, à la célébration des équinoxes en passant par le jour de l'éducation physique, sans oublier le jour de la Mer, il y a là des sources d'inspirations pour les paresseux tout autour du globe.
Sont également fériés la Journée Internationale de la femme, le 8 mars, par exemple en Azerbaïdjan, où le 31 décembre est chômé en honneur à la diaspora azérie, le 9 mars au Liban pour la Journée des Professeurs, le 21 mars, journée des Droits de l'Homme en Afrique du Sud, le 8 février, jour de la culture en Slovénie, Prešernov dan, en l'honneur du poète romantique France Prešeren, ou le jour des Paysans, au cours duquel les agriculteurs reçoivent la bénédiction du trône, en Thaïlande - de nombreuses fêtes bouddhistes y sont célébrées et auraient pu être plus haut citées.
Grande est la tentation à ce point d'affirmer que d'observer la liste de ses jours fériés vous en apprendra davantage à propos d'un pays que bien des cours d'histoire, tels sont les indices politiques, culturels ou religieux qui s'y trouvent, quand ils ne vous livrent pas les noms des plus éminentes personnalités. Profitez-en avant qu'ils ne disparaissent tous pour des raisons économiques [les jours fériés, pas les livres] !
[Il va de soi que l'exhaustivité sur un tel sujet relève d'une ébahissante chimère (les jours fériés anglais sont assez intéressants). D'autant plus que contre toute sagesse, je me suis un peu dépêchée de boucler cet article. Je vous serais dont fort gré de bien vouloir m'excuser pour tout oubli de mots ou faute de frappe (que je ne peux que vous inciter à me signaler !).]
[Après relecture, les énumérations avec des exemples au milieu sont très proche de la totale illisibilité. Désolée.]
Jours fériés (1) : de la fréquence des aqueducs.
Les huitièmes et neuvièmes jours du mois de mai de l'an grâce deux mille treize, un mercredi et un jeudi, sont à marquer d'une éclatante pierre blanche pour les paresseux (non, pas les singes !) qui sommeillent en nous ou ceux qui se languissent simplement d'un peu de repos ou d'un moment d'évasion (une expédition sur l'autoroute locale par exemple).
Il s'agit en effet de deux jours fériés consécutifs (deux jours ouvrés feriés consécutifs avant qu'un petit malin ne fasse erronément remarquer le dimanche et le lundi pascaux. Les dimanches ne sont généralement pas considérés comme des jours fériés.), ce qui est une occurrence assez peu fréquente, dans la patrie de tous un tas de monarques et tyrans absolus (à ce propos, saviez-vous que durant le Premier et le Second Empire, le 15 août était également fêtée la Saint-Napoléon ? Moi non plus.), supposément hexagonal, qui est apparemment la mienne.
En France métropolitaine, à l'exception de l'Alsace et la Moselle où le Vendredi Saint et le 26 décembre (ruinant ainsi toute la démonstration qui suit ! Ils sont fous ces alsaciens !) s'ajoutent à la liste, sont fériés par ordre approximatif ( id est à une ou deux permutations près) le 1er janvier (généralement le premier jour férié de l'année), le lundi de Pâques, le 1er et le 8 mai, le jeudi de l'Ascension, le lundi de Pentecôte (selon les années et les entreprises), le 14 juillet, le 15 août (peu connu des écoliers, étrangement), le 1er et le 11 novembre et le 25 décembre, ce qui fait onze journées chômées.
La majorité, six d'entre eux, ont une origine religieuse (même si nombre de laïcs en profitent volontiers) - le 15 août étant le jour de l'Assomption, la théorique montée au ciel de la Vierge Marie, le 25 décembre la date aléatoirement choisie pour célébrer la naissance de Jésus de Nazareth. Origine religieuse se limitant au christianisme (et encore, les protestants ne célèbrent ni la Toussaint, ni l'Assomption), religion "traditionnelle" en France, sans qu'aucune des fêtes juives ou musulmanes (à l'instar respectivement de la Pessa'h (la Pâque Juive) ou de Yom Kippour (le "Jour du Grand Pardon", le plus sacré du calendrier) pour le judaïsme, l'Aïd al-Fitr (marquant la fin du Ramadan) ou l'Aïd el-Adha (la "fête du sacrifice", commémorant les actions d'Abraham, prêt à sacrifier son fils qui est sauvé par l'intervention d'un ange [épisode par ailleurs également présent dans la tradition chrétienne])).
Les cinq restants se répartissent entre commémorations militaires - les armistices des deux conflits généralement connus sous la dénomination "Guerre mondiale", la fête nationale du 14 juillet, anniversaire d'une fameuse prise de la Bastille - et célébrations du nouvel an et du travail.
Trois sont mobiles, mais liés entre eux ; huit sont immobiles.
Il s'agit donc d'un système à un degré de liberté.
Le calcul de la date de Pâques a occupé les théologiens, savants, mathématiciens et curieux pendant des siècles, et reste aujourd'hui encore d'un obscurantisme ayant peu à envier aux plus sombres jours de l'Eglise.
Lors du concile de Nicée, en l'an 325 de notre ère (des siècles, que dis-je des siècles, des millénaires !), le dimanche de Pâques fut défini comme le dimanche suivant la première occurrence d'un quatorzième jour de lune à compter du 21 mars, date symbolisant l'équinoxe de printemps. Une fois la phrase précédente assimilée (en fait, c'est assez simple. L'expliquer, c'est une autre histoire.), la nécessité de compliqués algorithmes faisant intervenir de techniques paramètres - l'épacte, le nombre de jours à ajouter au calendrier lunaire pour obtenir le calendrier solaire ou le nombre d'or qui dépend du cycle de Méton, d'une approximative durée de dix-neuf ans - semble assez incompréhensible.
Le problème réside dans le fait qu'on ne considère pas la sphère que l'on aperçoit de tant à autre dans le ciel et sur laquelle le capitaine Haddock est allé faire un petit tour, mais une lune fictive, appelée lune ecclésiastique (et dont la trajectoire repose sur le susnommé cycle de Méton, qui postule qu'en dix-neuf années solaires il y a deux cents trente-cinq mois lunaires) qui établit un calendrier lunaire perpétuel.
Au final peu nous chaut les calculs atroces nécessaires au calcul de cette date.
Il en découle néanmoins que le dimanche de Pâques se situe systématiquement entre le 22 mars et le 25 avril, avec des fréquences variables. Ainsi il semblerait (d'après de courageuses personnes ayant tenu le compte) que depuis la fin du seizième siècle, Pâques soit tombé à 2 reprises un 24 mars et à 30 reprises un 16 avril.
Quelques additions permettent d'établir que l'Ascension (trente-neuf jours après Pâques) prend place entre le 30 avril et le 3 juin, et que le lundi de Pentecôte (onze jours plus tard) se promène quelque part entre le 11 mai et le 14 juin.
Par conséquent, les seules combinaisons permettant d'obtenir deux jours fériés consécutifs - respectivement confondus - sont celles où le jeudi de l'Ascension est un 30 avril, un 2 mai, un 7 mai ou un 9 mai - respectivement un 1er ou un 8 mai - (à moins que le nouvellement élu pape François ne décide de brutales modifications au sein du carcan ecclésiastique). De telles occurrences sont relativement rares mais loin d'être inexistantes : d'aucuns se souviennent peut-être qu'en 2008 le jeudi de l'Ascension fut un 1er mai et/ou que le 9 mai 2002 fut férié pour cette même raison.
A titre indicatif, entre 1901 et 2012, le jeudi de l'Ascension est tombé à cinq reprises un 9 mai, à quatre occasions un 8 mai, à trois reprises un 7 mai, deux fois un 1er mai, à une occurrence un 2 mai et jamais un 30 avril [aux erreurs de calculs près, ici comme dans certains des paragraphes précédents] ; en 112 ans, il y a eu deux jours fériés consécutifs (en tenant compte uniquement des jours fériés actuels) à 11 reprises, soit en moyenne une fois par décennie.
Et parce qu'il faut un mot de la fin, et que ce n'est pas la fin du monde, profitez bien de ces deux jours, surtout si le pont est vôtre !
Il s'agit en effet de deux jours fériés consécutifs (deux jours ouvrés feriés consécutifs avant qu'un petit malin ne fasse erronément remarquer le dimanche et le lundi pascaux. Les dimanches ne sont généralement pas considérés comme des jours fériés.), ce qui est une occurrence assez peu fréquente, dans la patrie de tous un tas de monarques et tyrans absolus (à ce propos, saviez-vous que durant le Premier et le Second Empire, le 15 août était également fêtée la Saint-Napoléon ? Moi non plus.), supposément hexagonal, qui est apparemment la mienne.
En France métropolitaine, à l'exception de l'Alsace et la Moselle où le Vendredi Saint et le 26 décembre (ruinant ainsi toute la démonstration qui suit ! Ils sont fous ces alsaciens !) s'ajoutent à la liste, sont fériés par ordre approximatif ( id est à une ou deux permutations près) le 1er janvier (généralement le premier jour férié de l'année), le lundi de Pâques, le 1er et le 8 mai, le jeudi de l'Ascension, le lundi de Pentecôte (selon les années et les entreprises), le 14 juillet, le 15 août (peu connu des écoliers, étrangement), le 1er et le 11 novembre et le 25 décembre, ce qui fait onze journées chômées.
La majorité, six d'entre eux, ont une origine religieuse (même si nombre de laïcs en profitent volontiers) - le 15 août étant le jour de l'Assomption, la théorique montée au ciel de la Vierge Marie, le 25 décembre la date aléatoirement choisie pour célébrer la naissance de Jésus de Nazareth. Origine religieuse se limitant au christianisme (et encore, les protestants ne célèbrent ni la Toussaint, ni l'Assomption), religion "traditionnelle" en France, sans qu'aucune des fêtes juives ou musulmanes (à l'instar respectivement de la Pessa'h (la Pâque Juive) ou de Yom Kippour (le "Jour du Grand Pardon", le plus sacré du calendrier) pour le judaïsme, l'Aïd al-Fitr (marquant la fin du Ramadan) ou l'Aïd el-Adha (la "fête du sacrifice", commémorant les actions d'Abraham, prêt à sacrifier son fils qui est sauvé par l'intervention d'un ange [épisode par ailleurs également présent dans la tradition chrétienne])).
Les cinq restants se répartissent entre commémorations militaires - les armistices des deux conflits généralement connus sous la dénomination "Guerre mondiale", la fête nationale du 14 juillet, anniversaire d'une fameuse prise de la Bastille - et célébrations du nouvel an et du travail.
Trois sont mobiles, mais liés entre eux ; huit sont immobiles.
Il s'agit donc d'un système à un degré de liberté.
Le calcul de la date de Pâques a occupé les théologiens, savants, mathématiciens et curieux pendant des siècles, et reste aujourd'hui encore d'un obscurantisme ayant peu à envier aux plus sombres jours de l'Eglise.
Lors du concile de Nicée, en l'an 325 de notre ère (des siècles, que dis-je des siècles, des millénaires !), le dimanche de Pâques fut défini comme le dimanche suivant la première occurrence d'un quatorzième jour de lune à compter du 21 mars, date symbolisant l'équinoxe de printemps. Une fois la phrase précédente assimilée (en fait, c'est assez simple. L'expliquer, c'est une autre histoire.), la nécessité de compliqués algorithmes faisant intervenir de techniques paramètres - l'épacte, le nombre de jours à ajouter au calendrier lunaire pour obtenir le calendrier solaire ou le nombre d'or qui dépend du cycle de Méton, d'une approximative durée de dix-neuf ans - semble assez incompréhensible.
Le problème réside dans le fait qu'on ne considère pas la sphère que l'on aperçoit de tant à autre dans le ciel et sur laquelle le capitaine Haddock est allé faire un petit tour, mais une lune fictive, appelée lune ecclésiastique (et dont la trajectoire repose sur le susnommé cycle de Méton, qui postule qu'en dix-neuf années solaires il y a deux cents trente-cinq mois lunaires) qui établit un calendrier lunaire perpétuel.
Au final peu nous chaut les calculs atroces nécessaires au calcul de cette date.
Il en découle néanmoins que le dimanche de Pâques se situe systématiquement entre le 22 mars et le 25 avril, avec des fréquences variables. Ainsi il semblerait (d'après de courageuses personnes ayant tenu le compte) que depuis la fin du seizième siècle, Pâques soit tombé à 2 reprises un 24 mars et à 30 reprises un 16 avril.
Quelques additions permettent d'établir que l'Ascension (trente-neuf jours après Pâques) prend place entre le 30 avril et le 3 juin, et que le lundi de Pentecôte (onze jours plus tard) se promène quelque part entre le 11 mai et le 14 juin.
Par conséquent, les seules combinaisons permettant d'obtenir deux jours fériés consécutifs - respectivement confondus - sont celles où le jeudi de l'Ascension est un 30 avril, un 2 mai, un 7 mai ou un 9 mai - respectivement un 1er ou un 8 mai - (à moins que le nouvellement élu pape François ne décide de brutales modifications au sein du carcan ecclésiastique). De telles occurrences sont relativement rares mais loin d'être inexistantes : d'aucuns se souviennent peut-être qu'en 2008 le jeudi de l'Ascension fut un 1er mai et/ou que le 9 mai 2002 fut férié pour cette même raison.
A titre indicatif, entre 1901 et 2012, le jeudi de l'Ascension est tombé à cinq reprises un 9 mai, à quatre occasions un 8 mai, à trois reprises un 7 mai, deux fois un 1er mai, à une occurrence un 2 mai et jamais un 30 avril [aux erreurs de calculs près, ici comme dans certains des paragraphes précédents] ; en 112 ans, il y a eu deux jours fériés consécutifs (en tenant compte uniquement des jours fériés actuels) à 11 reprises, soit en moyenne une fois par décennie.
Et parce qu'il faut un mot de la fin, et que ce n'est pas la fin du monde, profitez bien de ces deux jours, surtout si le pont est vôtre !
Si seulement le bug de l'an 2000...
Avertissement : toute mise en scène présentant de vagues ressemblances avec une situation ayant existé ou qui existera un jour serait purement fortuite et relèverait d'une coïncidence que nul parmi les plus hardis spéculateurs ne saurait prédire.
Une après-midi comme une autre, dans une salle de classe surchauffée traversée par un glacial courant d'air, deux individus tentaient, de leur mieux, cela va de soi, de résoudre l'exercice proposé par leur charmant professeur. Au milieu d'une intense, cela coule de source, réflexion, un se tourna vers son acolyte et lui demanda d'une murmure à peine audible, cela semble évident, l'énoncé exact d'un résultat qui devait s'avérer fondamental dans la résolution de la question sur laquelle ils peinaient. Une réponse négative s'en suivit.
Quelques secondes plus tard, sans consulter le professeur ni aucun de leurs camarades de classes, et sans avoir subitement retrouver ce qu'ils n'auraient, cela est trivial, jamais dû oublier, ces deux individus disposaient du précieux énoncé.
Cet exemple bidon illustre de manière assez spectaculaire même si foncièrement inutile les possibilités que l'apparition de nouveaux outils numériques ouvrent pour les élèves d'aujourd'hui.
Ces dernières années ont vu l'apparition d'outils concrets - les ordinateurs, les tableaux numériques - tant que virtuels - Internet, notamment - qui ont poussé/poussent/vont pousser à une modification de l'éducation.
Ces dernières années ont fleuri profusément les séances de travail sur ordinateur, des travaux pratiques sur logiciels informatiques aux séances de TPE (travail personnel encadré) dans le cadre du bac en passant par les séances dirigées sur des plateformes en ligne de partage d'exercices interactifs. Les tableaux numériques ont fait leur apparition quand les vidéoprojecteurs ont supplanté les devenus obsolètes rétro-projecteurs et sont fréquemment utilisés pour projeter des présentations ou diaporamas, voire des vidéos provenant de Youtube, durant des cours de langue, par exemple [il se pourrait que les susnommés professeurs de langue ne puissent plus dans un futur proche être caractérisés par leur incapacité chronique à utiliser correctement un magnétoscope !].
Dans une optique différente, les environnements numériques de travail, nom de code ENT, se généralisent peu à peu, la présence sporadique dans des établissements tests s'étendant à la plupart des établissements. Ayant comme objectif avoué de faciliter les relations entre parents, élèves et enseignants, ils permettent la visualisation des notes, de l'agenda de la classe, de cours voire la remise de devoirs.
Notons au passage que disposer d'un ordinateur, de certains logiciels de bureautique (dont on trouve certes des équivalents libres, mais dont l'installation rapide n'est pas toujours accessible au premier venu), d'une imprimante et d'une connexion internet munie d'un débit non négligeable semble de plus en plus indispensable au vu des travaux à la maison demandés par les professeurs, recherches sur un certains sites, consultation de mails ou d'un ENT pour vérifier/récupérer certains horaires/devoirs.
Bien que la plupart des foyers en soit fourni, ce n'est pas toujours le cas et peut s'avérer fort pénalisant pour certains.
Par ailleurs, il devient de plus en plus fréquent de voir des enseignants distribués des cours polycopiés (voire de demander à leurs élèves de les imprimer par eux-mêmes), parfois avec quelques misérables trous dans lesquels les élèves doivent écrire un ou deux mots ou recopier une démonstration. Ce qui amène (outre à constater la flemmingite aigüe [histoire d'avoir casé une fois cette expression] touchant certains enseignants) à se demander à quel point ces nouveaux outils, qui semblent, exception faite des professeurs qui écrivent encore à la main les sujets de devoir surveillé, généralement avoir été embrassés par le système éducatif, sont réellement utiles.
Leur cours déjà imprimé, la concentration des élèves face au professeur ne va probablement pas aller en augmentant - ce qu'il déblatère est déjà écrit sous leurs yeux - et c'est en écoutant et en écrivant que l'on assimile certainement le mieux. En forçant un peu abusivement le trait, on pourrait presque en arriver à remettre en question l'intérêt de la présence du professeur...
Il est certains domaines dont la nécessité de ces nouvelles technologies est indéniable, notamment parce elles y sont devenues centrales, à l'instar des statistiques, de l'économie, de la gestion, de l'architecture ou de... l'informatique. En fait, rares sont les activités du secteur tertiaire où elles ne sont pas omniprésentes.
Un ordinateur, et un accès internet, est de facto devenu un outil presque indispensable pour les étudiants aujourd'hui : on trouve ainsi annales, archives, forum pour demander de l'aide, et, dans nombre de cas l'outil ultime, Wikipédia, bien moins erroné que l'on pourrait le croire dans de nombreux cas.
Certains prennent leur cours directement sur leur ordinateur portable, d'autres utilisent leur smartphone pour obtenir la définition du dernier mot un peu trop élaboré employé par le professeur de philosophie.
Cependant, d'autres usages moins louables peuvent se répandre : utiliser la méthode précédente à des fins illégales, pour tricher lors d'examens par exemple, ou passer ses cours à lire des fanfictions, à consulter ses mails et à parler avec des psychopathes rencontrés sur un site internet douteux...
Eduquer avec ces nouveaux outils pour ne pas rester en marge d'une société en perpétuelle évolution est une nécessité, éduquer à l'utilisation de ces nouveaux outils semble un impératif comparable.
[D'où l'existence de certifications informatiques - proposées dès le collège, avec le fameux (et peut-être désuet) B2I et jusqu'aux formations d'enseignement avec le moins fameux (mais tout aussi fastidieux) C2I2E - parfois peu adaptées.]
Tout seulement n'est qu'une goutte d'eau dans l'océan de bouleversements des relations humaines né de cette évolution technologique qui semble graduellement s'emballer. Après tout, saurons-nous encore parler dans 27 ans 54 jours 8 heures 39 minutes et 6 secondes ?
Si seulement le bug de l'an 2000...
Une après-midi comme une autre, dans une salle de classe surchauffée traversée par un glacial courant d'air, deux individus tentaient, de leur mieux, cela va de soi, de résoudre l'exercice proposé par leur charmant professeur. Au milieu d'une intense, cela coule de source, réflexion, un se tourna vers son acolyte et lui demanda d'une murmure à peine audible, cela semble évident, l'énoncé exact d'un résultat qui devait s'avérer fondamental dans la résolution de la question sur laquelle ils peinaient. Une réponse négative s'en suivit.
Quelques secondes plus tard, sans consulter le professeur ni aucun de leurs camarades de classes, et sans avoir subitement retrouver ce qu'ils n'auraient, cela est trivial, jamais dû oublier, ces deux individus disposaient du précieux énoncé.
Cet exemple bidon illustre de manière assez spectaculaire même si foncièrement inutile les possibilités que l'apparition de nouveaux outils numériques ouvrent pour les élèves d'aujourd'hui.
Ces dernières années ont vu l'apparition d'outils concrets - les ordinateurs, les tableaux numériques - tant que virtuels - Internet, notamment - qui ont poussé/poussent/vont pousser à une modification de l'éducation.
Ces dernières années ont fleuri profusément les séances de travail sur ordinateur, des travaux pratiques sur logiciels informatiques aux séances de TPE (travail personnel encadré) dans le cadre du bac en passant par les séances dirigées sur des plateformes en ligne de partage d'exercices interactifs. Les tableaux numériques ont fait leur apparition quand les vidéoprojecteurs ont supplanté les devenus obsolètes rétro-projecteurs et sont fréquemment utilisés pour projeter des présentations ou diaporamas, voire des vidéos provenant de Youtube, durant des cours de langue, par exemple [il se pourrait que les susnommés professeurs de langue ne puissent plus dans un futur proche être caractérisés par leur incapacité chronique à utiliser correctement un magnétoscope !].
Dans une optique différente, les environnements numériques de travail, nom de code ENT, se généralisent peu à peu, la présence sporadique dans des établissements tests s'étendant à la plupart des établissements. Ayant comme objectif avoué de faciliter les relations entre parents, élèves et enseignants, ils permettent la visualisation des notes, de l'agenda de la classe, de cours voire la remise de devoirs.
Notons au passage que disposer d'un ordinateur, de certains logiciels de bureautique (dont on trouve certes des équivalents libres, mais dont l'installation rapide n'est pas toujours accessible au premier venu), d'une imprimante et d'une connexion internet munie d'un débit non négligeable semble de plus en plus indispensable au vu des travaux à la maison demandés par les professeurs, recherches sur un certains sites, consultation de mails ou d'un ENT pour vérifier/récupérer certains horaires/devoirs.
Bien que la plupart des foyers en soit fourni, ce n'est pas toujours le cas et peut s'avérer fort pénalisant pour certains.
Par ailleurs, il devient de plus en plus fréquent de voir des enseignants distribués des cours polycopiés (voire de demander à leurs élèves de les imprimer par eux-mêmes), parfois avec quelques misérables trous dans lesquels les élèves doivent écrire un ou deux mots ou recopier une démonstration. Ce qui amène (outre à constater la flemmingite aigüe [histoire d'avoir casé une fois cette expression] touchant certains enseignants) à se demander à quel point ces nouveaux outils, qui semblent, exception faite des professeurs qui écrivent encore à la main les sujets de devoir surveillé, généralement avoir été embrassés par le système éducatif, sont réellement utiles.
Leur cours déjà imprimé, la concentration des élèves face au professeur ne va probablement pas aller en augmentant - ce qu'il déblatère est déjà écrit sous leurs yeux - et c'est en écoutant et en écrivant que l'on assimile certainement le mieux. En forçant un peu abusivement le trait, on pourrait presque en arriver à remettre en question l'intérêt de la présence du professeur...
Il est certains domaines dont la nécessité de ces nouvelles technologies est indéniable, notamment parce elles y sont devenues centrales, à l'instar des statistiques, de l'économie, de la gestion, de l'architecture ou de... l'informatique. En fait, rares sont les activités du secteur tertiaire où elles ne sont pas omniprésentes.
Un ordinateur, et un accès internet, est de facto devenu un outil presque indispensable pour les étudiants aujourd'hui : on trouve ainsi annales, archives, forum pour demander de l'aide, et, dans nombre de cas l'outil ultime, Wikipédia, bien moins erroné que l'on pourrait le croire dans de nombreux cas.
Certains prennent leur cours directement sur leur ordinateur portable, d'autres utilisent leur smartphone pour obtenir la définition du dernier mot un peu trop élaboré employé par le professeur de philosophie.
Cependant, d'autres usages moins louables peuvent se répandre : utiliser la méthode précédente à des fins illégales, pour tricher lors d'examens par exemple, ou passer ses cours à lire des fanfictions, à consulter ses mails et à parler avec des psychopathes rencontrés sur un site internet douteux...
Eduquer avec ces nouveaux outils pour ne pas rester en marge d'une société en perpétuelle évolution est une nécessité, éduquer à l'utilisation de ces nouveaux outils semble un impératif comparable.
[D'où l'existence de certifications informatiques - proposées dès le collège, avec le fameux (et peut-être désuet) B2I et jusqu'aux formations d'enseignement avec le moins fameux (mais tout aussi fastidieux) C2I2E - parfois peu adaptées.]
Tout seulement n'est qu'une goutte d'eau dans l'océan de bouleversements des relations humaines né de cette évolution technologique qui semble graduellement s'emballer. Après tout, saurons-nous encore parler dans 27 ans 54 jours 8 heures 39 minutes et 6 secondes ?
Si seulement le bug de l'an 2000...
Noël : entre traditions et récupérations.
Peut-être avez-vous déjà assisté à une messe, dans un moment d'égarement, le soir d'un 24 décembre. Selon les configurations géographique, climatique et démographique de l'endroit, une des descriptions suivantes pourrait vous sembler vaguement familière.
Première situation : 17-18 heures, la nuit finit de tomber (Dieu seul sait jusqu'où), dans une petite église de paroisse rurale. Le curé, tout fringant, guère féministe, a allègrement franchi la barre des quatre-vingt dix hivers (peut-être pas tous passés à remplir cet office, n'exagérons rien) et fait son sermon avec conviction, captivant les fidèles présents. L'assemblée, d'une moyenne d'âge à faire passer la plupart des clubs de retraités pour des centres aérés, communie avec ferveur, dans un silence religieux (ce qui ne tombe pas trop mal, effectivement).
Deuxième situation : 21 heures, dans la salle des fêtes du patelin le plus gros du coin. Des rangées de chaises en plastique dans une pièce lumineuse abondamment chauffée devant l'estrade sur laquelle s'époumonent deux ou trois assistantes paroissiales, essayant de guider les enfants à travers chants, scènes de théâtres et autres distributions de dessins. Intitulée très prosaïquement "veillée de Noël", on y trouve peu de liturgie, nombre des classiques du répertoire musical, parfois repris sur des tubes qui furent à la mode il y a quelques décennies de cela, et un public très semblable à celui d'un spectacle de carnaval d'école primaire.
Troisième (et dernière) situation : minuit, dans une église du centre ville d'une grosse bourgade. Se retrouvent probablement là, à l'exception des fêtards égarés qui ont vu de la lumière (et, principalement, entendu des voix, enfin, surtout une), les plus traditionalistes et pratiquants des fidèles (tout du moins ceux qui n'ont pas peur du noir, ni du manque de sommeil et qui ont un moyen de locomotion), qui n'ont peut-être pas encore digéré Vatican II et ne comprennent pas comment l'office peut être célébré en certains lieux dans un idiome aussi vulgaire que le français.
Alpaguez quelqu'un dans la rue, au milieu d'un supermarché, dans les gradins pendant une rencontre de curling ou chez le coiffeur, demandez lui, de votre ton le plus sobre et sérieux ce que l'on fête le 25 décembre, et il y a une probabilité non nulle pour qu'il vous réponde "la naissance de Jésus". Peut-être pourrait-on aller jusqu'à affirmer qu'il y a une probabilité presque nulle qu'il réponde autre chose, en supposant que le dit individu soit au courant de l'existence de cette célébrité antique en désuétude.
Jésus de Nazareth serait donc venu sur Terre (pour la première fois) un 25 décembre. Le 25 décembre de l'an zéro ? Le 25 décembre de l'an un ? Selon nombre de personnes ayant dédié nombre d'années à cette question, il serait en fait né quelques années avant l'an un. Jésus de Nazareth serait né environ une demi-douzaine d'années avant Jésus Christ. Laissant de côté l'intéressant paradoxe temporel que cela cause (parce que si en plus de pouvoir ressusciter, il dispose d'un retourneur de temps, on n'en a pas encore fini avec lui), il semble dans ces conditions impensable de pouvoir prétendre connaître le jour exact de la naissance d'un individu dont on ne parvient pas à déterminer l'année de l'arrivée sur notre chère planète.
Malgré certaines apparences, les chrétiens tentant de convertir massivement les populations indigènes (sans la connotation légèrement péjorative traditionnellement associée à ce terme dans notre langue) devaient bien se rendre compte qu'il était davantage aisé de faire une telle chose pacifiquement, par exemple en assimilant les fêtes "païennes" existantes et en leur donnant une signification chrétienne. Diverses célébrations effectuées jadis autour du solstice d'hiver se retrouvèrent ainsi récupérées et détournées.
Peu importe, finalement, ces digressions liturgiques et autres considérations historiques, vous direz-vous dans la majorité des cas, si vous avez lu le courage de lire jusqu'ici. Parce que, reprenant votre cobaye faisant le plein dans une station service, assistant à un concert de hard-métal, faisant son jogging matinal ou étant encore et toujours chez le coiffeur, si vous lui demandez ce que Noël signifie pour lui, ce que Noël lui inspire, ou même ce que, lui, fête à Noël, il est peu vraisemblable qu'il évoque messe de minuit ou naissance de Jésus (bien que l'anglais Christmas soit dérivée directement de Christ mass, la messe du Christ ou que l'espagnol Natividad réfère assez clairement à une naissance).
Peut-être évoquera-t-il les présents qu'il est coutume d'offrir à ses proches, en les déposant au pied du sapin, emballés, avec dessus le nom de l'heureux destinataire. (Si de très jeunes gens ou des gens très rêveurs sont parmi nous, le "il" dans la phrase précédente signifie, bien entendu, "le Père Noël", et il est évident qu'une condition sine qua non pour recevoir des cadeaux est d'avoir été aussi sage qu'une image de Gaston Lagaffe et d'avoir calligraphié une magnifique lettre expédiée jusqu'en Laponie !) Même si l'échange de cadeaux ne date que de quelques centaines d'années, il symbolise, pour les chrétiens, entre autres, les offrandes des trois rois mages venus d'Orient, Balthazar, Gaspard et Melchior, à l'enfant Jésus. Notons au passage que, là encore dans la tradition chrétiennes, ils n'arrivent que pour l’Épiphanie, le 6 janvier (et sont assez exaspérants lorsque qu'on souhaite faire une crèche car il faut les faire avancer peu à peu à travers la pièce pour qu'il n'arrive pas avant le 6 !); c'est à cette date que les espagnols s'échangent des cadeaux.
Peut-être évoquera-t-il le prix des suscités présents, mettant en évidence l'aspect outrageusement commercial de Noël, devenu la période la plus attendu par nombre de commerces (à l'exception plausible des vendeurs de bikinis, serviettes de plage, ventilateurs et cornets de glace) qui y vont d'un même élan de leurs offres spéciales, promotions immanquables ou occasions uniques pour saisir le client qui ne demande qu'à se faire prendre et trouver l'instrument de musique rare qui fera le bonheur de la fille de l'oncle de son grand-père, le chapon dodu qui sera dégusté avec délectation et/ou mépris par la riche cousine ou le sapin qui ne déclenchera pas l'ire de l'épouse désireuse d'éviter les épines sur son tapis favori.
Fille, oncle, grand-père, cousine, épouse, autant de mots qui amènent, particulièrement comme se développe l'éloignement géographique par le biais du rapprochement virtuel, au troisième thème qui pourrait être évoqué, et pas le moindre, la famille. Pour beaucoup, Noël est une occasion de retrouver, pour quelques jours ou quelques heures, ceux qui nous sont chers (et pas spécialement d'un point de vue matériel) pour échanger nouvelles et cadeaux et partager simples discussions, mémorables souvenirs d'un passé révolu et rêves d'un futur pas si utopique que cela.
Le plus souvent autour d'un bon repas, ce qui amène à ce qui devrait être la dernière partie de cet article, si l'on peut qualifier cette suite de mots de la sorte. Chacun associe des mets particuliers au repas de Noël, celui de fête par excellence, des plats classiques, dinde (apparemment pour garantir la protection du soleil à ce qui en consomment), bûche (également en hommage à notre cher astre, à mettre en lien avec les célébrations du solstice d'hiver évoquées plus haut), orange ou mandarine, parsemés d'aliments tout autant traditionnels mais aux connotations plus régionales, à l'instar du foie gras, des bredeles ou de l'ananas, sans oublier le chocolat et les marrons glacés.
Pour un cocktail unique entre fausses traditions et vraies récupérations (à permutation des adjectifs près), ça pourrait être pire, non ?
Première situation : 17-18 heures, la nuit finit de tomber (Dieu seul sait jusqu'où), dans une petite église de paroisse rurale. Le curé, tout fringant, guère féministe, a allègrement franchi la barre des quatre-vingt dix hivers (peut-être pas tous passés à remplir cet office, n'exagérons rien) et fait son sermon avec conviction, captivant les fidèles présents. L'assemblée, d'une moyenne d'âge à faire passer la plupart des clubs de retraités pour des centres aérés, communie avec ferveur, dans un silence religieux (ce qui ne tombe pas trop mal, effectivement).
Deuxième situation : 21 heures, dans la salle des fêtes du patelin le plus gros du coin. Des rangées de chaises en plastique dans une pièce lumineuse abondamment chauffée devant l'estrade sur laquelle s'époumonent deux ou trois assistantes paroissiales, essayant de guider les enfants à travers chants, scènes de théâtres et autres distributions de dessins. Intitulée très prosaïquement "veillée de Noël", on y trouve peu de liturgie, nombre des classiques du répertoire musical, parfois repris sur des tubes qui furent à la mode il y a quelques décennies de cela, et un public très semblable à celui d'un spectacle de carnaval d'école primaire.
Troisième (et dernière) situation : minuit, dans une église du centre ville d'une grosse bourgade. Se retrouvent probablement là, à l'exception des fêtards égarés qui ont vu de la lumière (et, principalement, entendu des voix, enfin, surtout une), les plus traditionalistes et pratiquants des fidèles (tout du moins ceux qui n'ont pas peur du noir, ni du manque de sommeil et qui ont un moyen de locomotion), qui n'ont peut-être pas encore digéré Vatican II et ne comprennent pas comment l'office peut être célébré en certains lieux dans un idiome aussi vulgaire que le français.
Alpaguez quelqu'un dans la rue, au milieu d'un supermarché, dans les gradins pendant une rencontre de curling ou chez le coiffeur, demandez lui, de votre ton le plus sobre et sérieux ce que l'on fête le 25 décembre, et il y a une probabilité non nulle pour qu'il vous réponde "la naissance de Jésus". Peut-être pourrait-on aller jusqu'à affirmer qu'il y a une probabilité presque nulle qu'il réponde autre chose, en supposant que le dit individu soit au courant de l'existence de cette célébrité antique en désuétude.
Jésus de Nazareth serait donc venu sur Terre (pour la première fois) un 25 décembre. Le 25 décembre de l'an zéro ? Le 25 décembre de l'an un ? Selon nombre de personnes ayant dédié nombre d'années à cette question, il serait en fait né quelques années avant l'an un. Jésus de Nazareth serait né environ une demi-douzaine d'années avant Jésus Christ. Laissant de côté l'intéressant paradoxe temporel que cela cause (parce que si en plus de pouvoir ressusciter, il dispose d'un retourneur de temps, on n'en a pas encore fini avec lui), il semble dans ces conditions impensable de pouvoir prétendre connaître le jour exact de la naissance d'un individu dont on ne parvient pas à déterminer l'année de l'arrivée sur notre chère planète.
Malgré certaines apparences, les chrétiens tentant de convertir massivement les populations indigènes (sans la connotation légèrement péjorative traditionnellement associée à ce terme dans notre langue) devaient bien se rendre compte qu'il était davantage aisé de faire une telle chose pacifiquement, par exemple en assimilant les fêtes "païennes" existantes et en leur donnant une signification chrétienne. Diverses célébrations effectuées jadis autour du solstice d'hiver se retrouvèrent ainsi récupérées et détournées.
Peu importe, finalement, ces digressions liturgiques et autres considérations historiques, vous direz-vous dans la majorité des cas, si vous avez lu le courage de lire jusqu'ici. Parce que, reprenant votre cobaye faisant le plein dans une station service, assistant à un concert de hard-métal, faisant son jogging matinal ou étant encore et toujours chez le coiffeur, si vous lui demandez ce que Noël signifie pour lui, ce que Noël lui inspire, ou même ce que, lui, fête à Noël, il est peu vraisemblable qu'il évoque messe de minuit ou naissance de Jésus (bien que l'anglais Christmas soit dérivée directement de Christ mass, la messe du Christ ou que l'espagnol Natividad réfère assez clairement à une naissance).
Peut-être évoquera-t-il les présents qu'il est coutume d'offrir à ses proches, en les déposant au pied du sapin, emballés, avec dessus le nom de l'heureux destinataire. (Si de très jeunes gens ou des gens très rêveurs sont parmi nous, le "il" dans la phrase précédente signifie, bien entendu, "le Père Noël", et il est évident qu'une condition sine qua non pour recevoir des cadeaux est d'avoir été aussi sage qu'une image de Gaston Lagaffe et d'avoir calligraphié une magnifique lettre expédiée jusqu'en Laponie !) Même si l'échange de cadeaux ne date que de quelques centaines d'années, il symbolise, pour les chrétiens, entre autres, les offrandes des trois rois mages venus d'Orient, Balthazar, Gaspard et Melchior, à l'enfant Jésus. Notons au passage que, là encore dans la tradition chrétiennes, ils n'arrivent que pour l’Épiphanie, le 6 janvier (et sont assez exaspérants lorsque qu'on souhaite faire une crèche car il faut les faire avancer peu à peu à travers la pièce pour qu'il n'arrive pas avant le 6 !); c'est à cette date que les espagnols s'échangent des cadeaux.
Peut-être évoquera-t-il le prix des suscités présents, mettant en évidence l'aspect outrageusement commercial de Noël, devenu la période la plus attendu par nombre de commerces (à l'exception plausible des vendeurs de bikinis, serviettes de plage, ventilateurs et cornets de glace) qui y vont d'un même élan de leurs offres spéciales, promotions immanquables ou occasions uniques pour saisir le client qui ne demande qu'à se faire prendre et trouver l'instrument de musique rare qui fera le bonheur de la fille de l'oncle de son grand-père, le chapon dodu qui sera dégusté avec délectation et/ou mépris par la riche cousine ou le sapin qui ne déclenchera pas l'ire de l'épouse désireuse d'éviter les épines sur son tapis favori.
Fille, oncle, grand-père, cousine, épouse, autant de mots qui amènent, particulièrement comme se développe l'éloignement géographique par le biais du rapprochement virtuel, au troisième thème qui pourrait être évoqué, et pas le moindre, la famille. Pour beaucoup, Noël est une occasion de retrouver, pour quelques jours ou quelques heures, ceux qui nous sont chers (et pas spécialement d'un point de vue matériel) pour échanger nouvelles et cadeaux et partager simples discussions, mémorables souvenirs d'un passé révolu et rêves d'un futur pas si utopique que cela.
Le plus souvent autour d'un bon repas, ce qui amène à ce qui devrait être la dernière partie de cet article, si l'on peut qualifier cette suite de mots de la sorte. Chacun associe des mets particuliers au repas de Noël, celui de fête par excellence, des plats classiques, dinde (apparemment pour garantir la protection du soleil à ce qui en consomment), bûche (également en hommage à notre cher astre, à mettre en lien avec les célébrations du solstice d'hiver évoquées plus haut), orange ou mandarine, parsemés d'aliments tout autant traditionnels mais aux connotations plus régionales, à l'instar du foie gras, des bredeles ou de l'ananas, sans oublier le chocolat et les marrons glacés.
Pour un cocktail unique entre fausses traditions et vraies récupérations (à permutation des adjectifs près), ça pourrait être pire, non ?
Considérations sur la religion, les ruminants et Bob Marley. Et sur l'alimentation.
Dès l'Antiquité, le régime alimentaire de certains est guidé par conviction plutôt que par nécessité, à l'instar des philosophes grecs Théophraste et Platon, des penseurs romains Plutarque et Virgile.
Au-delà de ces exemples individuels, néanmoins, cette conviction est plus largement portée par les religions qui se développent et s'épanouissent durant cette période.
Pour les "occidentaux" que nous sommes, cela évoque largement l'Islam, et la viande dite halal (permis, en arabe) - qui doit respecter certaines règles à propos de l'élevage et de l'abattage de l'animal dont elle provient, entre autres, ainsi que le judaïsme et son code alimentaire, la cacherout - dont provient le terme kasher (convenable, en hébreu) - qui concerne autant les aliments d'origine végétale qu'animale, voire le christianisme - des restrictions alimentaires, quoique moins nettes (comme "vous ne mangerez point de chair avec son âme, avec son sang."), se trouvent également dans la Bible, et sont à la base du régime alimentaire dit Ital de certains des Rastafari (vous savez, les gens avec des dreadlocks, vous avez peut-être entendu parler d'un certain Bob Marley ou de Hailé Selassié. D'un des deux au moins.).
Pour élargir cette vision, c'est vers l'Inde qu'il faut se tourner, le pays où le végétarisme, le fait de ne pas consommer de viandes et de poissons est le plus répandu (selon certaines études, plus de 80% de la population ne consommerait ni chair animale ni œuf), tout en n'étant pas exactement un des états les moins peuplés du globe. Les principales religions, en particulier, l'hindouisme, prônent l'alimentation végétarienne comme la norme, via le concept de l'ahimsa (respect de la vie ou non-violence, en sanskrit, qui fait apparaître les liens certains existant entre le végétarisme et la lutte pacifiste. Gandhi, anyone ?), dont un des principes est de ne blesser aucun être vivant.
De nos jours, nombreux sont les individus qui, indépendamment de toute attache religieuse, choisissent de souscrire au végétarisme, voire au végétalisme - ajoutez au végétarisme le fait de n'ingérer ni oeuf ni lait, ni plus généralement tout produit provenant d'une production animale (par exemple, les larmes de crocodile).
Diverses raisons peuvent pousser à ce choix, le fait que la consommation, surtout excessive, de viandes puisse entrainer une hausse du risque de développer certaines pathologies, telle la maladie d'Alzheimer, ou des problèmes cardio-vasculaires, le refus de consommer ce qui jadis fut vivant - retirant ainsi aux archéologues des temps futurs la possibilité d'autopsier ces étranges mets, la prédiction du devin du village lors de la lecture d'entrailles de poisson, à défaut de sanglier, que la mort surviendra par étouffement via des os de lapin, par tradition familiale, pour ne pas vexer la tyrannique tante Suzie, ou tout simplement, parce que la viande, et surtout, surtout, le foie de morue, ça n'a pas très bon goût.
Toutefois, dans la plupart des cas, cette décision est basée sur des raisons éthiques et parfois environnementales, ainsi que sanitaires.
Environnementales, tout d'abord, car la production de viande a des conséquences non négligeables pour l'environnement, pour l'abattage, la conservation, le transport (même si c'est aussi vrai pour nombre d'aliments à base végétale, faut-il le souligner), car la pêche extensive dans les océans est désastreuse pour la l'avenir de la faune marine et la survie d'espèces endémiques, car les vaches rejettent dans l'atmosphère une quantité effarante de méthane, car l'introduction aléatoire d'espèces peut dévaster la biodiversité autochtone - à l'instar du désastre écologique causée par l'introduction de la perche du Nil dans plusieurs lacs africains, car pour présenter toutes ces choses qui théoriquement se mangent, des prospectus, des affiches et des tracts, il faut en distribuer, et des arbres en couper...
Sanitaires, ensuite, parce que la qualité de nombre de produits, en particulier ceux dits discount, est plus que douteuse : qu'y a-t-il vraiment dans de la chair à saucisse, des bâtonnets "goût crabe", du steak haché "garanti minimum 50% porc" ou des nuggets (qui sont généralement de la bouillie d'os, jetez donc un oeil là) ?
Éthiques, enfin, last but not least, car pour manger de la chair animale, y compris du poisson pané, il faut tuer une créature vivante. "De quel droit l'être humain s'arrogerait-il ce privilège ?" s'insurgent certains. Manger une aile de poulet, c'est avoir la mort d'un huitième de volaille sur la conscience, gober un oeuf, c'est annihiler la promesse de vie d'une docile créature parfumée au bec acéré, boire un verre de lait, c'est condamner un hypothétique veau à une cruelle mort par inanition.
Éthiques, surtout, au regard des conditions inhumaines, et également probablement inanimales, et la souffrance qu'elles engendrent, dans lesquelles sont traités la plupart de ces animaux qui atterrissent en morceaux dans nos assiettes : des centaines de volailles amassées dans un hangar insalubre, dont le but de l'existence est de pondre, pondre et pondre encore, des troupeaux de vaches que l'on alimente à l'aide de farines animales, des poissons condamnés à passer l'intégralité de leur existence sous l'eau (heureusement qu'ils ont des branchies, ceux-là), ou encore des porcs engraissés heure après heure jusqu'à leur programmée exécution. Et que dire de la production de foie gras, au cours de laquelle des oies et des canards sont gavées jusqu'à étouffement, à l'opposé de toute décence, arguent certains ? Pas grand chose en effet, si ce n'est qu'il s'agit d'une pratique ancestrale qu'il ne faut pas juger trop hâtivement, à l'instar de la corrida, et que ce n'est vraiment pas mauvais...
Nonobstant ces raisons et justifications que d'aucuns trouvent plus ou moins avérées, on peut se demander si le végétarisme et ses déclinaisons ne sont pas simplement un moyen de se donner bonne conscience, une mode ou une technique d'approche sur des sites de rencontres en ligne.
En effet, pourquoi refuser de manger de la viande, sous prétexte que cela aura coûté la vie d'organismes vivants, et accepter d'ingurgiter des œufs, quand ceux-ci auraient, dans l'absolu, pu donner vie à un poussin (ce n'est pas le débat sur l'avortement, mais pas loin, non ?) ? Et pour aller jusqu'au bout de l'idée, les plantes sont également des organismes vivants : manger des carottes (mais pas des tomates, des haricots ou des figues) c'est dramatiquement amputer l'existence d'autant d'organismes...
Au-delà de ces misérables tentatives d'argumentation très légèrement spécieuses, tout en restant dans le même domaine, l'être humain est considéré comme un animal, et est donc part entière de la chaîne alimentaire. Parce que, oui, dans la "nature", les animaux se mangent les uns les autres. Pas tous, certes : les ruminants (à différencier, ici, des mastiqueurs de chewing-gum) se contentent d'herbes (et possiblement d'une paire de mouches, et d'un bout de chardon) de temps à autre) lorsqu'on décide de leur épargner les farines suscitées et n'ont guère de prédateurs "naturels", notamment dans le cas des vaches (mais ce sont des animaux d'élevage donc qui ne rentrent guère en compte dans ce raisonnement). Néanmoins, nombre d'espèces sont carnivores et nombre d'espèces font partir du gibier d'un animal plus grand, plus gros et plus méchant.
L'homme, du fait de sa technologie avancée (sa capacité à produire du papier toilette et des Nintendo 64, notamment), ne ferait donc plus partie du règne animal, s'élevant au-dessus de sa condition de simple créature pour devenir le guide ou juge suprême, qui par pitié pour ses disciples, juge bon de les épargner.
Malgré tout, comme évoqué plus haut, le refus du tuer ou de maltraiter des animaux est intimement lié avec le refus de tuer ou de maltraiter des êtres humains (car, effectivement, comme évoqué plus haut, l'ensemble des êtres humains est inclus, strictement - les marsupilamis ne sont pas des êtres humains, dans l'ensemble des animaux), autrement dit avec la non-violence, et dans cette optique-là, ces occultes pratiques semblent largement justifiables.
Ayant commencé avec la religion, je vais terminer avec le diable, dont je me suis faite l'avocat à plus d'une reprise, par jeu, par amour (relatif) du débat et de la controverse, par (auto-)dérision, souvent, et par manque de conviction, parfois. Les opinions trivialement énoncées ici ne sont que très rarement mes profondes convictions (si tant est que j'en ai), et je vous serai fort gré de ne point en prendre ombrage (en revanche, prenez Dolores si vous le souhaitez).
Je ne suis pas végétarienne, et je ne me suis jamais renseignée outre mesure sur ce sujet, ce qui pourrait expliquer les inévitables inepties qui parsèment ces lignes.
Au-delà de ces exemples individuels, néanmoins, cette conviction est plus largement portée par les religions qui se développent et s'épanouissent durant cette période.
Pour les "occidentaux" que nous sommes, cela évoque largement l'Islam, et la viande dite halal (permis, en arabe) - qui doit respecter certaines règles à propos de l'élevage et de l'abattage de l'animal dont elle provient, entre autres, ainsi que le judaïsme et son code alimentaire, la cacherout - dont provient le terme kasher (convenable, en hébreu) - qui concerne autant les aliments d'origine végétale qu'animale, voire le christianisme - des restrictions alimentaires, quoique moins nettes (comme "vous ne mangerez point de chair avec son âme, avec son sang."), se trouvent également dans la Bible, et sont à la base du régime alimentaire dit Ital de certains des Rastafari (vous savez, les gens avec des dreadlocks, vous avez peut-être entendu parler d'un certain Bob Marley ou de Hailé Selassié. D'un des deux au moins.).
Pour élargir cette vision, c'est vers l'Inde qu'il faut se tourner, le pays où le végétarisme, le fait de ne pas consommer de viandes et de poissons est le plus répandu (selon certaines études, plus de 80% de la population ne consommerait ni chair animale ni œuf), tout en n'étant pas exactement un des états les moins peuplés du globe. Les principales religions, en particulier, l'hindouisme, prônent l'alimentation végétarienne comme la norme, via le concept de l'ahimsa (respect de la vie ou non-violence, en sanskrit, qui fait apparaître les liens certains existant entre le végétarisme et la lutte pacifiste. Gandhi, anyone ?), dont un des principes est de ne blesser aucun être vivant.
De nos jours, nombreux sont les individus qui, indépendamment de toute attache religieuse, choisissent de souscrire au végétarisme, voire au végétalisme - ajoutez au végétarisme le fait de n'ingérer ni oeuf ni lait, ni plus généralement tout produit provenant d'une production animale (par exemple, les larmes de crocodile).
Diverses raisons peuvent pousser à ce choix, le fait que la consommation, surtout excessive, de viandes puisse entrainer une hausse du risque de développer certaines pathologies, telle la maladie d'Alzheimer, ou des problèmes cardio-vasculaires, le refus de consommer ce qui jadis fut vivant - retirant ainsi aux archéologues des temps futurs la possibilité d'autopsier ces étranges mets, la prédiction du devin du village lors de la lecture d'entrailles de poisson, à défaut de sanglier, que la mort surviendra par étouffement via des os de lapin, par tradition familiale, pour ne pas vexer la tyrannique tante Suzie, ou tout simplement, parce que la viande, et surtout, surtout, le foie de morue, ça n'a pas très bon goût.
Toutefois, dans la plupart des cas, cette décision est basée sur des raisons éthiques et parfois environnementales, ainsi que sanitaires.
Environnementales, tout d'abord, car la production de viande a des conséquences non négligeables pour l'environnement, pour l'abattage, la conservation, le transport (même si c'est aussi vrai pour nombre d'aliments à base végétale, faut-il le souligner), car la pêche extensive dans les océans est désastreuse pour la l'avenir de la faune marine et la survie d'espèces endémiques, car les vaches rejettent dans l'atmosphère une quantité effarante de méthane, car l'introduction aléatoire d'espèces peut dévaster la biodiversité autochtone - à l'instar du désastre écologique causée par l'introduction de la perche du Nil dans plusieurs lacs africains, car pour présenter toutes ces choses qui théoriquement se mangent, des prospectus, des affiches et des tracts, il faut en distribuer, et des arbres en couper...
Sanitaires, ensuite, parce que la qualité de nombre de produits, en particulier ceux dits discount, est plus que douteuse : qu'y a-t-il vraiment dans de la chair à saucisse, des bâtonnets "goût crabe", du steak haché "garanti minimum 50% porc" ou des nuggets (qui sont généralement de la bouillie d'os, jetez donc un oeil là) ?
Éthiques, enfin, last but not least, car pour manger de la chair animale, y compris du poisson pané, il faut tuer une créature vivante. "De quel droit l'être humain s'arrogerait-il ce privilège ?" s'insurgent certains. Manger une aile de poulet, c'est avoir la mort d'un huitième de volaille sur la conscience, gober un oeuf, c'est annihiler la promesse de vie d'une docile créature parfumée au bec acéré, boire un verre de lait, c'est condamner un hypothétique veau à une cruelle mort par inanition.
Éthiques, surtout, au regard des conditions inhumaines, et également probablement inanimales, et la souffrance qu'elles engendrent, dans lesquelles sont traités la plupart de ces animaux qui atterrissent en morceaux dans nos assiettes : des centaines de volailles amassées dans un hangar insalubre, dont le but de l'existence est de pondre, pondre et pondre encore, des troupeaux de vaches que l'on alimente à l'aide de farines animales, des poissons condamnés à passer l'intégralité de leur existence sous l'eau (heureusement qu'ils ont des branchies, ceux-là), ou encore des porcs engraissés heure après heure jusqu'à leur programmée exécution. Et que dire de la production de foie gras, au cours de laquelle des oies et des canards sont gavées jusqu'à étouffement, à l'opposé de toute décence, arguent certains ? Pas grand chose en effet, si ce n'est qu'il s'agit d'une pratique ancestrale qu'il ne faut pas juger trop hâtivement, à l'instar de la corrida, et que ce n'est vraiment pas mauvais...
Nonobstant ces raisons et justifications que d'aucuns trouvent plus ou moins avérées, on peut se demander si le végétarisme et ses déclinaisons ne sont pas simplement un moyen de se donner bonne conscience, une mode ou une technique d'approche sur des sites de rencontres en ligne.
En effet, pourquoi refuser de manger de la viande, sous prétexte que cela aura coûté la vie d'organismes vivants, et accepter d'ingurgiter des œufs, quand ceux-ci auraient, dans l'absolu, pu donner vie à un poussin (ce n'est pas le débat sur l'avortement, mais pas loin, non ?) ? Et pour aller jusqu'au bout de l'idée, les plantes sont également des organismes vivants : manger des carottes (mais pas des tomates, des haricots ou des figues) c'est dramatiquement amputer l'existence d'autant d'organismes...
Au-delà de ces misérables tentatives d'argumentation très légèrement spécieuses, tout en restant dans le même domaine, l'être humain est considéré comme un animal, et est donc part entière de la chaîne alimentaire. Parce que, oui, dans la "nature", les animaux se mangent les uns les autres. Pas tous, certes : les ruminants (à différencier, ici, des mastiqueurs de chewing-gum) se contentent d'herbes (et possiblement d'une paire de mouches, et d'un bout de chardon) de temps à autre) lorsqu'on décide de leur épargner les farines suscitées et n'ont guère de prédateurs "naturels", notamment dans le cas des vaches (mais ce sont des animaux d'élevage donc qui ne rentrent guère en compte dans ce raisonnement). Néanmoins, nombre d'espèces sont carnivores et nombre d'espèces font partir du gibier d'un animal plus grand, plus gros et plus méchant.
L'homme, du fait de sa technologie avancée (sa capacité à produire du papier toilette et des Nintendo 64, notamment), ne ferait donc plus partie du règne animal, s'élevant au-dessus de sa condition de simple créature pour devenir le guide ou juge suprême, qui par pitié pour ses disciples, juge bon de les épargner.
Malgré tout, comme évoqué plus haut, le refus du tuer ou de maltraiter des animaux est intimement lié avec le refus de tuer ou de maltraiter des êtres humains (car, effectivement, comme évoqué plus haut, l'ensemble des êtres humains est inclus, strictement - les marsupilamis ne sont pas des êtres humains, dans l'ensemble des animaux), autrement dit avec la non-violence, et dans cette optique-là, ces occultes pratiques semblent largement justifiables.
Ayant commencé avec la religion, je vais terminer avec le diable, dont je me suis faite l'avocat à plus d'une reprise, par jeu, par amour (relatif) du débat et de la controverse, par (auto-)dérision, souvent, et par manque de conviction, parfois. Les opinions trivialement énoncées ici ne sont que très rarement mes profondes convictions (si tant est que j'en ai), et je vous serai fort gré de ne point en prendre ombrage (en revanche, prenez Dolores si vous le souhaitez).
Je ne suis pas végétarienne, et je ne me suis jamais renseignée outre mesure sur ce sujet, ce qui pourrait expliquer les inévitables inepties qui parsèment ces lignes.
El santuario de Torreciudad : retorno de los Mortífagos ? (2/2)
[Petite précision pour LA personne qui perd son temps à me laisser des coms' (mais c'est cool, ça occupee le mien (de temps) et en plus je trouve ça chouette en fait) : à son grande frustration et éternel désespoir, je me dois de préciser que j'avais effectivement ma (la seule, l'unique, pas un anneau mais presque, quoi !) jupe, pour une mystérieuse raison, qui trainait pas trop loin et que je suis empressée d'enfiler. Avec un vieux tee-shirt et une paire de machins vendus sous l'appellation "chaussures de moyenne montagne" aux pieds, je devais avoir un fameux look...]
Une fois accoutré de manière davantage seyante, vous êtes autorisés à pénétrer dans cette my(s)t(h)ique enceinte, pour votre plus grand bonheur.
Naturellement, vous vous dirigez vers ce qui semble être le centre de l'ensemble, l'imposante construction qui peut être vue au milieu du billet précédent. Prenant votre courage à deux mains, vous passez une première série de porte, récupérant au passage un prospectus (qui reviendra plus loin).
Vous arrivez enfin dans la salle principale, aux dimensions assez astronomiques...
(La photo est un peu pourrie, mais je me suis fort hâtée, car j'avais la vague impression qu'on allait me chercher des noises si je continuais à faire du noise, et des photos avec mon appareil.)
Pour un monument supposé historique, ça a une tête plutôt moderne. Ereinté par de telles découvertes ou simplement impressionné l'environnement, vous observez, assis, les va-et-vient, les flux presque incessants de groupes entrant et sortant.
De temps à autre, vous remarquez, qu'avant de s'esquiver, certains s'inclinent, face à l'autel, avant de se détourner, une salutation révérencieuse, légèrement plus prononcée que celles entre Harry et Draco précédant leur mythique duel...
Un certain nombre de dizaine de minutes plus tard, les accords et autres crescendos commencent à vous lasser, et vous décider de priver la compagnie de votre présence.
Légèrement désœuvré, vous errez sans but dans la cour de l'édifice, lorsque qu'une scène attire votre attention.
Non, vous n'hallucinez pas, deux sbires d'un quelconque mage noir en pleine dissertation au milieu de la cour... et en y regardant de plus près, vous êtes encerclés, sur les remparts, en bas des escaliers, devant les portes, partout.
Complètement effrayé, vous vous éclipsez, d'une façon que vous espérez discrète, jusqu'à la sécurité relative de votre véhicule. Comme vous commencez à vous y ennuyer, dans l'attente de vos acolytes, vous entreprenez la lecture du prospectus, pour vous rendre compte que donner trois mille euros par mois à vie à l'association qui gère les lieux est d'une facilité déconcertante, et qu'en outre, une grande partie sera déduite de vos impôts...
L'est pas belle la vie ?
Une fois accoutré de manière davantage seyante, vous êtes autorisés à pénétrer dans cette my(s)t(h)ique enceinte, pour votre plus grand bonheur.
Naturellement, vous vous dirigez vers ce qui semble être le centre de l'ensemble, l'imposante construction qui peut être vue au milieu du billet précédent. Prenant votre courage à deux mains, vous passez une première série de porte, récupérant au passage un prospectus (qui reviendra plus loin).
Vous arrivez enfin dans la salle principale, aux dimensions assez astronomiques...
(La photo est un peu pourrie, mais je me suis fort hâtée, car j'avais la vague impression qu'on allait me chercher des noises si je continuais à faire du noise, et des photos avec mon appareil.)
Pour un monument supposé historique, ça a une tête plutôt moderne. Ereinté par de telles découvertes ou simplement impressionné l'environnement, vous observez, assis, les va-et-vient, les flux presque incessants de groupes entrant et sortant.
De temps à autre, vous remarquez, qu'avant de s'esquiver, certains s'inclinent, face à l'autel, avant de se détourner, une salutation révérencieuse, légèrement plus prononcée que celles entre Harry et Draco précédant leur mythique duel...
Un certain nombre de dizaine de minutes plus tard, les accords et autres crescendos commencent à vous lasser, et vous décider de priver la compagnie de votre présence.
Légèrement désœuvré, vous errez sans but dans la cour de l'édifice, lorsque qu'une scène attire votre attention.
Non, vous n'hallucinez pas, deux sbires d'un quelconque mage noir en pleine dissertation au milieu de la cour... et en y regardant de plus près, vous êtes encerclés, sur les remparts, en bas des escaliers, devant les portes, partout.
Complètement effrayé, vous vous éclipsez, d'une façon que vous espérez discrète, jusqu'à la sécurité relative de votre véhicule. Comme vous commencez à vous y ennuyer, dans l'attente de vos acolytes, vous entreprenez la lecture du prospectus, pour vous rendre compte que donner trois mille euros par mois à vie à l'association qui gère les lieux est d'une facilité déconcertante, et qu'en outre, une grande partie sera déduite de vos impôts...
L'est pas belle la vie ?
El santuario de Torreciudad : retorno de los Mortífagos ? (1/2)
En premier lieu, je suis légèrement navrée pour le titre, mais je n'ai pas réussi à m'en empêcher.
[Si vous ne comprenez pas la langue employée, et êtes vraiment sûr d'ardemment désirer en percer les mystères, je viens de vérifier que le très accueillant Google Trad. est votre ami.]
Si, un jour, une irrésistible envie vous prend d'aller errer telle une âme en peine dans la communauté autonome de l'Aragon, plus particulièrement dans la région de Barbastro, ou plus prosaïquement en empruntant le tunnel d'Aragnouet-Bielsa (ou simplement de Bielsa, comme il est connu de l'autre côté des Pyrénées) avec un autre but que celui d'entreprendre l'ascension de l'Aneto, il est fort probable que vous aperceviez, à droite ou à gauche (voire au milieu de la route, en fait) un ou des panneaux vous invitant à aller découvrir le très fameux sanctuaire de Torreciudad (qui peut littéralement se traduire par la ville de l'atour ou le tour de la vile, selon vos inclinaisons orthographiques et philosophiques), présenté comme un monument historique et religieux de premier ordre.
Si vous décidez en outre que les innombrables chapelles, églises et autres lieux religieux du coin sont une part non négligeable de votre périple, cet endroit dont les mérites vous sont vantés à plus de cinquante kilomètres à la ronde se doit d'être une étape de votre expédition. Vous décidez par conséquent (pas le choix, pas le choix) de vous y rendre, par une route étrangement bien entretenue pour un chemin de montagne aragonais.
Après vous être garés (et non égarez, cela s'entend) sur un vaste parking (vous avez passé tout le trajet à fixé le sol devant vous, sans jamais lever les yeux, cela va de soi), vous découvrez la chose ci-dessous.
J'ai visité, de près ou de loin, sous le soleil ou sous la pluie, de gré ou de force, suffisamment d'églises (notamment romanes, merci maman) pour trouver ce monument parfaitement moche.
Outre le fait qu'il présente des similarités avec une pagode japonaise en brique (un sacrilège total), il est en complet décalage avec le cadre un tantinet moins moche dans lequel il se trouve.
Malgré l'aspect... particulier des lieux (et le fait que pour un bâtiment "historique", avoir été construit alors que Giscard était déjà président de la république française et Franco plus bien gaillard, ça ne le fait pas vraiment, comme on dit) , vous décidez de persévérer et de visiter ce qu'il peut bien y avoir à visiter (ainsi que de tenter de répondre à LA question existentielle que vous vous posez : pourquoi un tel bâtiment, d'une telle envergure, dans une zone peu peuplée et pas évidente d'accès ?).
Tant qu'à être venu jusque ici, autant ne pas repartir de suite, ne serait-ce que pour laisser au moteur du véhicule le temps de refroidir...
Bien entendu, évidence ô combien triviale, vous avez pensé à vous vêtir de manière à rester dans les limites de la décence : vous ne portez donc point de mini-jupe laissant apparaître vos cuisses ciselées ou de short découvrant vos sensuelles rotules. Faute de quoi, on vous proposera de vous prêter le nécessaire (ce qui explique, vous le noterez, le pourquoi de la ville des atours), et en cas de refus d'obtempérer, vous vous verrez refoulé hors de ces lieux paradisiaques et, ma foi, fort accueillants (oui, oui, l'entrée est gratuite)...
[Les deux machins qui ressemblent vaguement à des photos n'ont pas été honteusement piqués sur la toile, et la personne dans ma tête assument la responsabilité de ses actes, surtout quand il s'agit d'appuyer sur le déclencheur d'un appareil qui fait "clic" ou "clac" et accessoirement transmet des données sur une carte mémoire.]
[Si vous ne comprenez pas la langue employée, et êtes vraiment sûr d'ardemment désirer en percer les mystères, je viens de vérifier que le très accueillant Google Trad. est votre ami.]
Si, un jour, une irrésistible envie vous prend d'aller errer telle une âme en peine dans la communauté autonome de l'Aragon, plus particulièrement dans la région de Barbastro, ou plus prosaïquement en empruntant le tunnel d'Aragnouet-Bielsa (ou simplement de Bielsa, comme il est connu de l'autre côté des Pyrénées) avec un autre but que celui d'entreprendre l'ascension de l'Aneto, il est fort probable que vous aperceviez, à droite ou à gauche (voire au milieu de la route, en fait) un ou des panneaux vous invitant à aller découvrir le très fameux sanctuaire de Torreciudad (qui peut littéralement se traduire par la ville de l'atour ou le tour de la vile, selon vos inclinaisons orthographiques et philosophiques), présenté comme un monument historique et religieux de premier ordre.
Si vous décidez en outre que les innombrables chapelles, églises et autres lieux religieux du coin sont une part non négligeable de votre périple, cet endroit dont les mérites vous sont vantés à plus de cinquante kilomètres à la ronde se doit d'être une étape de votre expédition. Vous décidez par conséquent (pas le choix, pas le choix) de vous y rendre, par une route étrangement bien entretenue pour un chemin de montagne aragonais.
Après vous être garés (et non égarez, cela s'entend) sur un vaste parking (vous avez passé tout le trajet à fixé le sol devant vous, sans jamais lever les yeux, cela va de soi), vous découvrez la chose ci-dessous.
J'ai visité, de près ou de loin, sous le soleil ou sous la pluie, de gré ou de force, suffisamment d'églises (notamment romanes, merci maman) pour trouver ce monument parfaitement moche.
Outre le fait qu'il présente des similarités avec une pagode japonaise en brique (un sacrilège total), il est en complet décalage avec le cadre un tantinet moins moche dans lequel il se trouve.
Malgré l'aspect... particulier des lieux (et le fait que pour un bâtiment "historique", avoir été construit alors que Giscard était déjà président de la république française et Franco plus bien gaillard, ça ne le fait pas vraiment, comme on dit) , vous décidez de persévérer et de visiter ce qu'il peut bien y avoir à visiter (ainsi que de tenter de répondre à LA question existentielle que vous vous posez : pourquoi un tel bâtiment, d'une telle envergure, dans une zone peu peuplée et pas évidente d'accès ?).
Tant qu'à être venu jusque ici, autant ne pas repartir de suite, ne serait-ce que pour laisser au moteur du véhicule le temps de refroidir...
Bien entendu, évidence ô combien triviale, vous avez pensé à vous vêtir de manière à rester dans les limites de la décence : vous ne portez donc point de mini-jupe laissant apparaître vos cuisses ciselées ou de short découvrant vos sensuelles rotules. Faute de quoi, on vous proposera de vous prêter le nécessaire (ce qui explique, vous le noterez, le pourquoi de la ville des atours), et en cas de refus d'obtempérer, vous vous verrez refoulé hors de ces lieux paradisiaques et, ma foi, fort accueillants (oui, oui, l'entrée est gratuite)...
[Les deux machins qui ressemblent vaguement à des photos n'ont pas été honteusement piqués sur la toile, et la personne dans ma tête assument la responsabilité de ses actes, surtout quand il s'agit d'appuyer sur le déclencheur d'un appareil qui fait "clic" ou "clac" et accessoirement transmet des données sur une carte mémoire.]
You'll Never Walk Alone
Attention, attention, le présent message contient le mot hautement suspect "football".
Si vous êtes profondément allergiques, mais souhaitez néanmoins persévérez dans votre lecture, progressez avec précaution dans les lignes qui suivent.
Ce qui précède est une chanson (si si, je vous jure), originellement écrite pour la comédie musicale étasunienne Carousel en 1945. Elle a par la suite été reprise à de nombreuses reprises, notamment en Angleterre, au début des années 60 par Gerry and the Pacemakers.
Pourquoi parler ici de cette chanson ? Pour une raison ou une autre, elle m'a touchée plus que la plupart des tubes qu'il m'a été donner d'écouter, bien plus pour les paroles que pour la musique, je dois le confesser.
Pour les non-anglophones, l'article de Wikipédia donne une traduction qui en vaut probablement une autre.
[Comme les paroles m'avaient intéressée, j'ai vaguement cherché, jadis, des informations sur ces quelques phrases chantées dans l'idiome britannique.]
Si vous avez un tantinet porté attention à ce que vous lisez dans les deux-trois dernières minutes, vous devez probablement vous demander quel est le lien avec ce pathétique sport de mercenaires, spécialisés dans le plongeon et la simulation, le football.
L'histoire, l'épopée devrais-je dire, de You'll Never Walk Alone (YNWA pour les intimes) est assez complexe, et le ballon rond, et surtout les fanatiques qui supportent désespérément onze individus qui essaient de le récupérer, de se le transmettre et de l'envoyer derrière une ligne blanche dans un filer, y joue une part prépondérante.
Pour faire concis (et pour tenter de masquer, outre quelques détails fastidieux, mon incompétence certaine sur le sujet), cette chanson est devenu l'hymne officieux, et parfois officiel, d'un certain nombre de clubs, principalement britanniques, mais elle est également chantée par des supporters allemands ou français.
Si vous avez l'impression d'avoir déjà entendu les paroles ci-dessus, il est probable qu'un jour d'égarement vous ayez accidentellement pointé votre télécommande vers votre poste en pressant un bouton indésirable...
En particulier, pour des raisons assez tragiques, cette chanson est très largement associé au Liverpool Football Club, un des clubs de la ville anglaise de... Liverpool (non, ça ne s'invente pas).
Bien que la chanson ait été très fréquemment chanté dans les travées du stade d'Anfield depuis les années 60, son association avec le club n'en est devenue que plus symbolique suite à la catastrophe dite d'Hillsborough, en avril 1989 (qui mériterait à elle seule un article, mais je doute que ce jour vienne, d'une part parce que ce n'est pas un sujet évident à aborder, et d'autre part, j'imagine qu'il serait impossible de ne pas mentionner à nouveau le nom de cet infâme sport. Bref, si j'ai soudainement envie que nul ne vienne plus lire ce blog, je sais quoi faire.), dans laquelle 96 des fans des Reds (le surnom des joueurs du club, qui jouent en... rouge) ont perdu la vie, suite à des négligences assez incroyables des autorités, de la police et des services de secours.
You'll Never Walk Alone est ainsi devenu la symbole du soutien des supporters et du club vis-à-vis de ceux ayant souffert ce jour là, leur assurant ainsi, au moins par les mots, que... jamais ils ne marcheraient seuls, dans leur lutte pour l'obtention de la vérité et la justice.
Ce qui, étrangement, ne m'a pas immédiatement convaincu de l'inintérêt total de cette chanson.
[Nota bene : tant que nous sommes dans l'inintérêt total, vous êtes invités à me dire que vous trouvez ça hautement ennuyant et... totalement inintéressant, je n'en prendrai point ombrage (surtout pas Dolores).]
Si vous êtes profondément allergiques, mais souhaitez néanmoins persévérez dans votre lecture, progressez avec précaution dans les lignes qui suivent.
When you walk through a storm,
Hold your head up high,
And don't be afraid of the dark;
At the end of a storm there is a golden sky
And the sweet silver song of a lark.
Walk on through the wind,
Walk on through the rain,
Tho' your dreams be tossed and blown.
Walk on, walk on with hope in your heart,
And you'll never walk alone,
You'll never, ever walk alone.
Walk on, walk on with hope in your heart,
And you'll never walk alone,
You'll never, ever walk alone.
Ce qui précède est une chanson (si si, je vous jure), originellement écrite pour la comédie musicale étasunienne Carousel en 1945. Elle a par la suite été reprise à de nombreuses reprises, notamment en Angleterre, au début des années 60 par Gerry and the Pacemakers.
Pourquoi parler ici de cette chanson ? Pour une raison ou une autre, elle m'a touchée plus que la plupart des tubes qu'il m'a été donner d'écouter, bien plus pour les paroles que pour la musique, je dois le confesser.
Pour les non-anglophones, l'article de Wikipédia donne une traduction qui en vaut probablement une autre.
[Comme les paroles m'avaient intéressée, j'ai vaguement cherché, jadis, des informations sur ces quelques phrases chantées dans l'idiome britannique.]
Si vous avez un tantinet porté attention à ce que vous lisez dans les deux-trois dernières minutes, vous devez probablement vous demander quel est le lien avec ce pathétique sport de mercenaires, spécialisés dans le plongeon et la simulation, le football.
L'histoire, l'épopée devrais-je dire, de You'll Never Walk Alone (YNWA pour les intimes) est assez complexe, et le ballon rond, et surtout les fanatiques qui supportent désespérément onze individus qui essaient de le récupérer, de se le transmettre et de l'envoyer derrière une ligne blanche dans un filer, y joue une part prépondérante.
Pour faire concis (et pour tenter de masquer, outre quelques détails fastidieux, mon incompétence certaine sur le sujet), cette chanson est devenu l'hymne officieux, et parfois officiel, d'un certain nombre de clubs, principalement britanniques, mais elle est également chantée par des supporters allemands ou français.
Si vous avez l'impression d'avoir déjà entendu les paroles ci-dessus, il est probable qu'un jour d'égarement vous ayez accidentellement pointé votre télécommande vers votre poste en pressant un bouton indésirable...
En particulier, pour des raisons assez tragiques, cette chanson est très largement associé au Liverpool Football Club, un des clubs de la ville anglaise de... Liverpool (non, ça ne s'invente pas).
Bien que la chanson ait été très fréquemment chanté dans les travées du stade d'Anfield depuis les années 60, son association avec le club n'en est devenue que plus symbolique suite à la catastrophe dite d'Hillsborough, en avril 1989 (qui mériterait à elle seule un article, mais je doute que ce jour vienne, d'une part parce que ce n'est pas un sujet évident à aborder, et d'autre part, j'imagine qu'il serait impossible de ne pas mentionner à nouveau le nom de cet infâme sport. Bref, si j'ai soudainement envie que nul ne vienne plus lire ce blog, je sais quoi faire.), dans laquelle 96 des fans des Reds (le surnom des joueurs du club, qui jouent en... rouge) ont perdu la vie, suite à des négligences assez incroyables des autorités, de la police et des services de secours.
You'll Never Walk Alone est ainsi devenu la symbole du soutien des supporters et du club vis-à-vis de ceux ayant souffert ce jour là, leur assurant ainsi, au moins par les mots, que... jamais ils ne marcheraient seuls, dans leur lutte pour l'obtention de la vérité et la justice.
Ce qui, étrangement, ne m'a pas immédiatement convaincu de l'inintérêt total de cette chanson.
[Nota bene : tant que nous sommes dans l'inintérêt total, vous êtes invités à me dire que vous trouvez ça hautement ennuyant et... totalement inintéressant, je n'en prendrai point ombrage (surtout pas Dolores).]
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